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Vignettes mémorielles

Au sec...

22 Décembre 2015 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Beaux-Arts, #Langage et Linguistique

Ce n'est qu'une apocope et une preuve de plus d'une certaine incapacité linguistique, d'un apprentissage non global de la lecture et de la domination de l'écrit sur l'oral et l'image : Ce n'est qu'à l'âge adulte déjà avancé que j'ai réalisé que dans les bandes dessinées « Au sec... » était un appel au secours interrompu par la stupeur, une réplique péremptoire ou l'irruption du danger, et non une imploration ou une déploration de la sécheresse. Pas plus d'ailleurs qu'un jeu de mot surréaliste comme dans l'Alphaville de Godard (AU SEC OURS). C'est un peu comme le [keumeu] d'Echelle (Je vous expliquerai) mais il faut dire que les bandes dessinées, comme les dessins animés étaient quasiment interdites à la maison. Je n'ai jamais réussi à me départir de cette méfiance ni tenté même de combler cette lacune, qui certainement ne m'a pas permis d'apprécier le surréalisme des objets et en peinture autant que celui d'Eluard (ou du Breton de Nadja). Pour en revenir à la BD, si je suis capable d'apprécier ou pas telle ou telle production et même (pour avoir été un enseignant de Littérature et Communication) d'avoir un avis sur le message, la mise en scène, le scénario et même le graphisme d'une bande dessinée, cela demeure assez nul et j'en reste le plus souvent à la nostalgie, au souvenir de la découverte, parfois en cachette, tel mon père ne lisant le Hérisson ou le Canard Enchaîné qu'en période de vacances, de Tintin et Milou (surtout au pays des Soviets bien entendu), d'Astérix (en latin !) ou des Pieds Nickelés (surtout aux jeux olympiques, car je n'ai jamais été particulièrement doué en sport ). J'en ai parfois en cadeau (comme celles de Servais évoquant Orval), et le peintre Lichtenstein découvert lors d'un voyage aux Etats-Unis, ainsi que certains films d'animation, m'ont ouvert d'autres perspectives, mais je n'en achète ni n'en emprunte jamais et ma bibliothèque ignore superbement le « neuvième art », capable du meilleur comme du pire. Dire qu'il faut maintenant lire les mangas de droite à gauche !

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