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Vignettes mémorielles

Köln Konzert

3 Janvier 2016 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Musique, #Enseignement international

Nous avons fait partie à la fin des années 70 de ce public qui, sans réelle culture antérieure dans ce domaine, a accédé à une certaine forme de jazz par la diffusion de cette géniale improvisation (?) de Keith Jarrett. C'était l'année du stage BELC (le futur et désormais disparu Bureau d’Études pour les Langues et les Cultures), qui me destinait normalement, après un premier séjour en Allemagne, à une direction d'Institut culturel français dans ce pays, mais qui, non-directivité aidant de son fameux directeur Francis, se transforma vite en année sabbatique propice à toutes les évasions. C'est ainsi qu'avec quelques futurs et éminents linguistes on s'est retrouvé, entre autres aventures (dont une tourangelle, pour rénover l'Institut de langues de l'Hôtel Torterue) à concevoir la promotion pour le compte de la MLF de l' « IEP Ecole internationale européenne de Paris » (rien que cela), récemment rachetée par l'entremise de JJK aux cours Nadaud, et principalement de son château des Bergeries et de son moderne et coûteux internat en pyramide inversée. D'où un montage audiovisuel très racoleur avec comme fond sonore la musique de Keith Jarret, qu'on n'était donc pas près d'oublier. Peu importe que l'ensemble soit devenu une quinzaine d'année plus tard ...une « Ecole nationale de police » (L'éducation pour tous fut un de nos slogans !), ou qu'ait été rasé le pavillon préfabriqué où nous étions logés. Car le souvenir demeure de la petite équipe du montage éclatée façon puzzle dans le scandale de l'association (après avoir failli se retrouver ensemble au ...Maroc !) et, particulièrement intact, celui du Köln Konzert. Nous avons écouté depuis Keith Jarrett mais pas retrouvé le CD perdu du KK ! La raison en est peut-être que l'écho jamais démenti de cette non-partition évoque aussi pour moi une sorte de non-parcours romain, à cause du long monologue intérieur de Nanni Moretti (Journal intime) traversant Rome en vespa sur cette musique à la recherche de Pasolini. Mais il ne faut pas prendre tout cela trop au sérieux, qui en dit peut-être autant sur mon imaginaire à double détente que sur le côté récupérateur des musiques de films que l'on se joue. Voir Repères bio[D]

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