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Vignettes mémorielles

La vulgue invisible

11 Décembre 2016 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Politique, #Education

http://alternative21.blog.lemonde.fr/

Ce mot n'existe pas et le latin vulgus est masculin. Mais peut-être, hypokhâgneux, écrivions et prononcions-nous [voulgue], et je rougis encore d'avoir pu avec l'ami BB (dont la Mercedes explosa à Munich) passer du temps à creuser ce concept, mais il faut bien réaliser qu'on n'est jamais en dehors des modes, surtout conceptuelles, en particulier à l'âge de découvrir la philosophie et la politique (ou plutôt l'idéologie). J'adore Canetti (Merveilleux, comme chez Zweig, ses souvenirs d'Européen polyglotte comme on n'en fait plus). mais j'ai beaucoup de mal à comprendre maintenant comment il a pu consacrer autant d'années et d'efforts à Masse und Macht, avant enfin de passer à autre chose.
Toujours est-il, sans renoncer pour autant à mes engagements antérieurs (CDJ), que nous dissertions à perte de vue, sans bien comprendre Canetti ni les autres, sur le Peuple (Michelet), la masse, la populace (plus tard ce sera
el pópulo), la plèbe (et Baboeuf plébicide), la meute (merci Akéla), la vulgarité, le vulgum pecus, la foule solitaire, la vulgue querelleuse (vulgum petulantem) de Spinoza, l'oklos des Grecs à bien distinguer du demos et même la Vulgate, les servantes aux mains cagneuses à la Rimbaud et bien des dictateurs. Nous étions assez loin du peuple selon Orwell et des concepts postmodernes de la common decency, nous avions à peine abordé Marx. Pas de vraie réflexion donc, du moins vu rétrospectivement, une sorte de propédeutique en somme (c'est comme cela que s'appelait la première année d'étude).
A moins que nous ne rivalisions tout simplement, propédeutique aussi dans ce domaine, pour séduire la plus douée d'entre nous, par ailleurs fille d'un sous-préfet du coin. En vérité c'est moi qui l'ai emporté, même l'aumônier l'aurait dit, et Dieu sait ce que je serais devenu si elle n'avait à la fin de l'année été victime d'un très grave accident de voiture. Le pauvre BB en fut réduit, alors que nous étions en partance pour l'
Eté grec, à tomber amoureux de la Kellnerin en dirndl. Ou pour le dire vulgairement (vulgo, précise-t-il en italien) comme Stendhal (Souvenirs d'égotisme) à propos de...La Fayette(!), lui « prendre le cul » !
Voir Repères bio[B]

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