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Vignettes mémorielles

Je me souviens (de Théodorakis...!)

29 Janvier 2017 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Musique, #Littérature, #Beaux-Arts

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Bien sûr, comme une des dernières contributions à la version mémorielle de ce blog, je suis tenté par la rubrique et peut-être, comme Genette et bien d'autres, y succomberai-je un jour, ne serait-ce, en changeant d'époque, que pour l' « édification » des générations futures comme la petite Luna (J'allais dire
Petite Poucette, en citant Michel Serres), représentante de sa génération et future lectrice des Vignettes. Qu'elle regarde la version de Pérec explicitée par Roland Brasseur, et nous en discuterons, mais pour l'instant je préfère me souvenir de l'émotion ressentie fin 2003, devant Samy Frey à bicyclette. Epoque de pérégrinations culturelles parisiennes partagées. Ainsi je me souviens de Je me souviens, c'est un peu comme un souvenir au carré ou la musique de L'Eternité et un jour. Je me souviens, comme du film de désormais feu Théodorakis, de cette musique d'Eleni Karaindrou pour les mêmes raisons oniriques que de Je me souviens.
Il y a d'autres musiques, pas des musiques de film (sauf d'India Song), dont l'écoute m'évoque comme cela des circonstances précises et c'est finalement une forme de pollution assez dérangeante. Beaucoup plus « nobles » mais peut-être pas si différentes, les raisons profondes, même si elles peuvent être conjoncturelles, de mon émotion jamais démentie au dernier mouvement de la neuvième de Mahler, que j'ai demandé un jour en forme d'autodérision à entendre sur mon lit de mort ou à mes funérailles (sic), et sur lequel on a à ma droite ou à ma gauche pleuré au moins trois fois...Rien à voir avec le fameux adagio de la cinquième, qui n'a même pas pour moi l'inconvénient d'évoquer Thomas Mann (car je préfère l'original, et pas dans n'importe quelle version !). Rien à voir non plus avec la petite sonate de Vinteuil, ou avec Tristan (mais j'y reviendrai forcément car la remémoration est bien une facette de la réalité), l'Amarcord de Fellini plutôt (quoiqu'il n'y ait rien de plus proustien) et, pour Rome, la musique de Nino Rota. Tout ça pour leur dire que je me souviens.
Voir Repères bio[E]

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