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Vignettes mémorielles

Le bracelet de Christine Angot

2 Avril 2017 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Littérature, #Politique, #Actualité

Si j'avais été un adepte de Twitter, Facebook (qui m'a paru dénué de tout intérêt après un essai pour voir) ou autres réseaux sociaux, j'aurais donné écho à la polémique déclenchée par Christine Angot lors de l'émission télévisée consacrée par Antenne 2 à la candidature de François Fillon. Ayant assisté récemment à Berthier à la pièce écrite par elle-même sur son roman Un amour impossible, j'ai mieux compris, tout en me demandant ce qu'elle faisait dans cette émission, comment cette écrivaine très spéciale, écorchée vive, mais de talent et de conviction, avait pu réagir aux tribulations fillonesques (voir le texte de son intervention dans Libération) sur lesquelles je me suis exprimé récemment. Et encore c'était avant l'épisode des costumes, qui indispose tant nos contemporains, à juste titre. Je renvoyais déjà à la question de la culpabilité et de la corruption, pour laquelle, bien que cela fasse cul(ou faux-)cul (et on n'a pas manqué de la stigmatiser là-dessus), il est bon que chacun puisse prendre un « exemple personnel » « dans sa propre vie ». Son bracelet évoque curieusement mes marionnettes thaïlandaises. Cette réaction l'honore et j'approuve aussi (ce qui fera sans doute aussi ringard) sa déploration sur la Revue des deux mondes, un symbole en effet, au moins pour (une partie de) notre génération. Finalement c'était une bonne idée (mais de qui ?) de la propulser dans cette arène.
La morale de cette fable n'est pas encore tirée, puisqu'il faut attendre le verdict des urnes, c'est peut-être « que ce n'est pas une question de légalité, mais une question de décence », mais cela ne nous mènerait pas loin et je n'aimerais vraiment pas, quand il n'en restera plus que deux, être obligé de choisir entre la peste et le choléra. Nous y reviendrons comme prévu, et pour l'instant je suis comme beaucoup atterré par les excès mélenchonesques talentueux (J'aurais voté pour lui si on était 20 ans en arrière) et les efforts méritoires et désespérés de Benoit Hamon : Je voterais bien pour lui si on était 20 ans en ...avant, pour l'espoir et le Revenu Universel. Mais ne l'a-t-il pas déjà abandonné ? (Voir sur cette question le blog de Guy Valette). Quant au troisième homme, aux nouvelles méthodes, au vote « utile » et à la fin des partis politiques à la française, je suis toujours sceptique. Et quid de l'Europe, à laquelle je ne peux toujours pas ne pas croire ?

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