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Vignettes mémorielles

Parsifal à Paris

10 Juillet 2022 , Rédigé par Jean-Pierre Maillard Publié dans #Musique, #philosophie-religion

Parsifal à Paris 2022
Cela faisait longtemps, depuis la (re)découverte partagée de la Tétralogie, que nous avions très envie d'assister à une représentation de Parsifal. L'offre inattendue de l'Opéra de Paris, à un prix abordable, pour une des dernières de la saison, nous en a donné l'occasion, avec la complicité d'un ami parisien charmant et très cultivé qu s'est révélé un vrai connaisseur et avait été ravi de nous accompagner, malgré un handicap visuel qui l'écarte de plus en plus des théâtres et des opéras ou du moins l'empêche d'apprécier les mises en scène.
Je ne dirai rien de celle de Richard Jones, qui est déjà ancienne et n'est pas spécialement gênante. On regrette évidemment de ne pas retrouver la représentation plus religieuse et romantique que ma génération se fait, suivant d'ailleurs en cela les préconisations de Wagner, de Monsalvat,, la forteresse des gardiens du Graal et du château magique de Klingsor, mais le parti pris dans l'articulation des décors est astucieux : une sorte de grande villa, -sauf pour le deuxième acte des Filles-Fleurs-, en voie de décrépitude, aux différentes pièces fonctionnelles, dont la cène de la « messe ». aux abords de la cuisine...Mais l'interprétation et l'évolution des caractères (principalement de Parsifal, Amfortas et Kundry) a de la cohérence et c'est cela qui compte, quelque débat que cela puisse ouvrir. J'aurais envie (mais pas la capacité) d'en dire plus de la direction de la cheffe Simone Young, très douce et « musicale » et presque toujours (sauf à la fin) en symbiose avec le choeur des moines et les voix très typées des principaux rôles. En somme une excellente version de concert, comme l'a bien ressenti notre ami.
Il faut maintenant nous laisser du temps pour apprécier l'effet produit sur le fond par l'écoute attentive de cette œuvre très attendue. On s'aidera du n° de
L'Avant-scène (nouvelle édition de 2002, le mien ayant disparu) avec principalement les contributions de Boulez (visions nouvelles de sa génération), Lévi-Strauss (de Chrétien de Troyes à Wagner) et Serge Gut (Parsifal, drame païen ou drame chrétien?). Mais il faut bien sûr suivre aussi le commentaire musical et retravailler le texte, en s'aidant avec prudence de la traduction proposée.
Donc affaire à suivre, mais nul doute que cela aura été une étape importante dans une problématique souvent abordée dans ce blog. C'est une façon comme une autre de « régler ses comptes » avec ce que j'ai appelé ma
période Christus et de réfléchir à la part d'éducation religieuse ou classique nécessaire à l''appréhension des formes théâtrales, musicales ou littéraires de toute nature dans notre tradition culturelle. Wagner n'y échappe pas,

Parsifal (Opéra national de Paris, Opéra Bastille), compte renduParsifal (Opéra national de Paris, Opéra Bastille), compte rendu

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